Montaïn


 

Le patronyme Saint-Martin est l'indice d'une implantation assez ancienne. Dès 1189, Montaïn était une possession de l'abbaye de Belleperche, qui y établit une grange, et la bourgade qui se forma autour de l'église romane fut protégée d'une enceinte.

Garganvillar

Garganvillar occupe le centre de la moyenne terrasse entre la Sère et la Gimone, formant ici une large et riche plaine qui a toujours fait envie aux gens du Haut-Pays, davantage boisé et aux terres moins fertiles. Aussi on y rencontre des fermes cossues. C'est une bastide de l'abbaye de Belleperche dont la fondation contribua au défrichement repoussant la forêt.
De la place centrale, il reste une rangée de maisons avec leurs auvents.

De l'église primitive, on a conservé un portail du XIVe siècle réemployé lorsqu'elle fut reconstruite au XVIIe, qui sert aujourd'hui d'entrée au cimetière.

 

 

Angeville
Fajolles
Coutures
Cadeilhan
Gensac

Sur les hauteurs qui dominent la rive droite de la Sère, s'étire un chapelet de petites bastides désignées ou bien présumées telles : Angeville, Fajolles, Coutures, Gensac.
Angeville est une authentique bastide, créée en 1270.


Le nom de Fajolles évoque d'anciennes forêts de hêtres. Dans les coutumes de Fajolles (1276), presque identiques à celles d'Angeville, cette agglomération est qualifiée de bastide. Du XIIe siècle à la Révolution, ce fut le chef-lieu d'une commanderie de l'Ordre de Malte ; un lieu-dit porte encore le nom de "Commandeur". De l'église reconstruite en pisé en 1765, on a conservé le mur de façade.

Coutures vient du latin "cultura", lieux mis en culture.

Cadeilhan, nom à consonnance gallo-romaine, fut une seigneurie au Moyen-Age avec cinq ou six métairies, une briqueterie et un moulin. Le château primitif, une tour, était situé plus à l'Est de la demeure actuelle, dans le bois dit "de la Tour ", sur le rebord du plateau surplombant le ruisseau des Braquets (178 m d'altitude).

L'ancienne motte féodale de Gensac était occupée, au Moyen Age, par une tour et une petite agglomération qualifiée de "bastide" dans les coutumes octroyées en 1275. Le village actuel fut, à l'origine, un faubourg qui s'était formé au bas de la motte, au croisement de deux anciennes voies.

 

Labourgade Terride

 

Le village primitif de Labourgade n'était pas dans la vallée, mais sur le rebord du plateau ; la tour féodale est aujourd'hui incluse dans le château de Terride, construit en 1320, sur l'emplacement des masures.
De construction rectangulaire, corseté d'épaisses murailles de briques, ceinturé par un fossé large et profond, flanqué de quatre tours d'angle carrées, il a pour unique ouverture une porte munie d'un pont-levis donnant sous un passage voûté que surmonte un donjon.