Saint Michel

Les raisons de l'implantation d'un bourg sur ce plateau sont stratégiques, à cause du site, mais aussi économiques car quatre ou cinq voies transversales importantes y passaient : de Montauriol et de Moissac à Lectoure, de Saint-Nicolas (par Merles) et d'Auvillar à Lavit et au-delà. C'est un castelnau planifié avec des maisons à auvent. .

Le Pin

Le chemin sinueux qui mène au Pin en bordure de la terrasse offre une vue splendide sur la vallée de la Garonne et les coteaux du Quercy. Au village, l'unique rue est bordée de maisons avec auvents.
Le château de Saint-Roch, c'est la Renaissance en Lomagne en plein XIXe siècle.

 

Caumont

Caumont est un belvédère qui émergeait comme une proue de navire lorsque les eaux du fleuve occupaient la basse terrasse. Il se peut, comme le voudrait son nom, que ce fut alors un mont dénudé. L'homme dut occuper ce lieu très tôt car c'était un excellent poste de guet permettant de surveiller l'horizon de Saint-Aignan au bas d'Auvillar.
Nous sommes en présence d'un castelnau planifié occupant le haut du promontoire avec le château et l'église.

Saint Aignan

La rue principale est bordée de demeures avec porches et arcades, la plupart reconstruites en briques au XIXe siècle. Au fond, l'église, ruinée par la Guerre de Cent Ans et reconstruite en 1519.
Le prieuré de l'Ordre de Fontevrault, détruit vers 1350 ne fut reconstruit qu'en 1620 pour être vendu et démoli sous la Révolution. Un autre, des bénédictins, dit de Bragayrac l'avait précédé. Ce nom avait été emprunté à un domaine gallo--romain dont on a retrouvé de nombreux vestiges.
Les gens qui descendaient du Haut-Pays, par l'ancien chemin royal de Saint-Clar à Castelsarrasin, face à la vallée de la Garonne, avaient l'impression de découvrir un Eldorado.

Belleperche

C'est sur le haut de Larrazet, à Belleperchette, que sous la protection des seigneurs d'Argombat, une des plus anciennes et puissantes familles de Lomagne, s'établit d'abord une communauté d'ermites au XIIe siècle. Selon la tradition, Bernard aurait visité le monastère et demandé son déplacement. Le nouveau site, une terrasse naturelle au bord de la Garonne, prit le nom de Belleperche, c'est-à-dire " belle étendue ".
Affiliée à l'ordre de Citeaux, son apogée se situe à partir du XIIIe siècle jusqu'au premier tiers du XlVe, avec deux cents religieux. L'exploitation de l'immense domaine agricole, qui n'avait cessé de s'accroître, entraîna la création d'une dizaine de granges et la construction de nombreux moulins à eau, à nef et à vent.

 

La décadence commença avec la guerre de Cent Ans et, en 1572, en pleine Guerres de Religion, le monastère fut envahi et ruiné par les troupes du chef protestant Géraud de Lomagne. L'édifice fut rapidement restauré et Belleperche connut un certain renouveau spirituel, puisqu'au XVIIe siècle on y comptait une centaine de religieux. Leur nombre diminua progressivement et les onze derniers furent chassés par la Révolution. La vente des bâtiments comme bien national entraîna de nouvelles destructions, dont celle de l'église et d'une partie du cloître.

Le moulin de la Théoule

Non loin de Belleperche, dans une sorte de défilé bordé par une falaise abrupte et boisée d'un côté, et par la Gimone aux berges bien fournies d'arbres de l'autre, le moulin de la Théoule est un bâtiment en briques qui remonte au début du XVIIe siècle ; il a conservé un air de maison forte avec sa poivrière.