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Belleperche

C'est sur le haut de Larrazet, à Belleperchette, que sous
la protection des seigneurs d'Argombat, une des plus anciennes
et puissantes familles de Lomagne, s'établit d'abord une
communauté d'ermites au XIIe siècle. Selon la tradition,
Bernard aurait visité le monastère et demandé
son déplacement. Le nouveau site, une terrasse naturelle
au bord de la Garonne, prit le nom de Belleperche, c'est-à-dire
" belle étendue ".
Affiliée à l'ordre de Citeaux, son apogée
se situe à partir du XIIIe siècle jusqu'au premier
tiers du XlVe, avec deux cents religieux. L'exploitation de l'immense
domaine agricole, qui n'avait cessé de s'accroître,
entraîna la création d'une dizaine de granges et
la construction de nombreux moulins à eau, à nef
et à vent.
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La décadence commença avec la guerre de Cent
Ans et, en 1572, en pleine Guerres de Religion, le monastère
fut envahi et ruiné par les troupes du chef protestant
Géraud de Lomagne. L'édifice fut rapidement restauré
et Belleperche connut un certain renouveau spirituel, puisqu'au
XVIIe siècle on y comptait une centaine de religieux.
Leur nombre diminua progressivement et les onze derniers furent
chassés par la Révolution. La vente des bâtiments
comme bien national entraîna de nouvelles destructions,
dont celle de l'église et d'une partie du cloître.

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