Beaumont et ses environs (est)

Bourret

Bourret joua très tôt le rôle de sentinelle veillant sur l'une des principales entrées en Gascogne par la Garonne. L'emplacement de la première agglomération, toujours appelé "la Ville", occupe une étroite terrasse en haut d'une falaise d'une cinquantaine de mètres.


S'il y avait un guet depuis ce belvédère, il y avait aussi, en bas, le trafic sur le fleuve. Ce fut une des premières grandes voies de communication où aboutissait une route de crète. Les déplacements de la Garonne entraînèrent celui du port, mais au Moyen-Age un faubourg important se forma au pied de la falaise, prenant une rapide extension au point de devenir à lui seul le bourg.

 

Saint-Salvy

Le village de Saint-Salvy n'est descendu dans la vallée qu'au siècle dernier. Il occupait jadis le promontoire dominant la rive droite du Lambon, près du château et de l'ancienne église. Il ne reste que le cimetière et le clocher-mur de l'église.
C'est là que passait l'itinéraire primitif de la transversale Toulouse-Bordeaux par Lavit.

 

Belbèze, Vigueron

Belbèze occupe un éperon surplombant la Gimone. Des sarcophages en marbre blanc (du VIIe au IXe siècle) trouvés dans l'ancien cimetière témoignent d'une implantation très ancienne comme d'ailleurs le toponyme Saint-Martin de Sept Arbres. Qualifié de castrum en 1277, certains y ont vu une petite bastide dont les fossés existaient encore il y a quelques décennies.
Le nom qui signifie "Belle Vue", invite à contempler le vaste panorama qui s'étend des coteaux du Quercy aux collines de l'Armagnac.
Vigueron occupe une position identique.

 

Au XIIe siècle, la forêt royale de Grandselve (grande sylve = grande forêt) donna son nom à l'un des plus grands ensembles monastiques de la chrétienté, dont l'influence s'exerça en Aquitaine, en Languedoc et jusqu'en Catalogne. Des bâtiments vendus comme biens nationaux à la Révolution il ne subsiste que la porterie.

Bouillac et l'abbaye de Grandselve

La rue principale de Bouillac est bordée de grandes et belles maisons construites au XIXe siècle par la riche bourgeoisie locale. L'impression d'un bourg cossu est renforcée par l'église - un édifice aux belles proportions avec un clocher-mur monumental.

 

L'agglomération avait l'avantage, en un temps où les routes étaient rares, de se situer sur la grande transversale Toulouse-Bordeaux qui passait par Saint-Salvy, Lavit, Miradoux et Astaffort. Elle fut vendue à Odon de Terride en 1256, qui concéda, en 1286, des coutumes et libertés aux habitants de cette "ville" dont il ne subsiste aucune trace, pas plus d'ailleurs que du château.

 

Saint-Jean de Coquessac

L'église, reconstruite et plusieurs fois remaniée, reste le seul témoin de cette communauté.

 

Saint-Sardos

L'activité de ses habitants y a toujours entretenu un commerce et un artisanat répondant à ses besoins.
Les bois ont été repoussés en bordure du plateau, qui s'est couvert de vignes.

L'église du XIIe siècle, remaniée plusieurs fois, a conservé son clocher-mur en brique du XlVe siècle qui ne manque pas d'allure avec sa galerie en encorbellement garnie de mâchicoulis et son pignon triangulaire encadré de pinacles.