la Garonne

les passages

Le fleuve n'était pas guéable, et, pour le traverser, il fallait rechercher les endroits où le courant était le moins dangereux et les équiper d'un bac qui permettait de passer d'une rive à l'autre, d'où le nom de passage. Un bureau de péage s'y établit pour percevoir des droits sur les personnes, les animaux et les denrées qui transitaient.

les ports

Des droits furent aussi prélevés sur les embarcations qui descendaient et remontaient le fleuve et devaient pour cela accoster. Le passage devenait alors une escale forcée et certains se doublèrent d'un port qui connut parfois une grande activité. Il en fut ainsi de Donzac, Auvillar, Saint-Nicolas-de-la-Grave, Saint-Aignan et Bourret.
Excepté le port d'Auvillar, les ports durent se déplacer suivant les caprices du fleuve ce qui explique que l'on n'en trouve plus guère de traces aujourd'hui.

 

Les gens de la rivière


En haut de la hiérarchie, il y avait les patrons de barques, en quelque sorte des armateurs. Il y avait ensuite les matelots qui avaient en charge la conduite des bateaux . Venaient enfin les tireurs de corde, véritables bêtes de somme que remplacèrent tardivement les attelages de boeufs.
Il faut inclure dans cette population tous les sédentaires qui s'activaient sur le quai et dans le quartier du port, vivant dans cette ambiance quelque peu nomade des gens de la rivière qu'ils retrouvaient à chaque étape, dans les auberges et les tripots, dont certains étaient renommés.