la faune

le gibier

La chasse était bien dans le goût du paysan gascon, presque toujours en possession d'un vieux fusil qu'il pliait en deux sous sa veste et d'un chien suspect à la gendarmerie. ; mais c'était pour pratiquer l'affût, à la fin de la journée. Du temps que son attelage, le joug défait, broutait dans un regain, il allait d'un saut dans la " bousigue " ou le bois voisin surprendre un lapin rentrant au terrier à la tombée de la nuit. La chasse " légale " n'était pratiquée que par bien peu de gens ; à Lavit, on dénombrait seulement une vingtaine de permis au début du siècle.

 

Le lièvre : on dit la lèbe, au féminin pour désigner le mâle ou la femelle. On dit aussi la lèbe comme s'il n'y en avait qu'une : so passatje de la lèbe (sur le passage du lièvre), èi vist la lèbe (j'ai vu le lièvre) .


Quelques très riches familles pratiquaient la chasse à courre.
Privé de son fusil, le paysan posait des lacets ou ruse avec le gibier pour s'en saisir. Au printemps, après la pluie, il poursuivait pieds nus les perdrix. Les nuits d'hiver il chassait grives et merles " a la lutsa " (à la lumière) avec une lanterne et de la paille qu'il disposait dans les bois, au pied des genévriers dont grives et merles sont gourmands des baies. Une fois rassasiés, il s'y cachaient et il ne restait plus qu'à les prendre en les couvrant d'une toile. Au retour, fort tard, on faisait le réveillon.