la faune

la sauvagine, les rongeurs

Avec ses pattes courtes, le blaireau semble plutôt ramper que marcher. Il ne sort qu'après le coucher du soleil de son terrier qu'il tient très proprement.

La fouine reste dans le voisinage des habitations rurales où elle commet beaucoup de larcins sur le gibier et la volaille de basse-cour.

Le furet est très estimé pour la chasse aux lapins, qu'il force à sortir de leurs terriers.

La belette ne craint pas d'attaquer une proie plus grande qu'elle. La moindre issue lui suffit pour s'introduire dans les basses-cours où elle fait beaucoup de ravages en saignant la volaille.

Le loir se plaît à rester caché dans les terriers, les tas de pierres, les fentes des murailles et les trous des arbres ; souvent on le trouve dans les maisons de campagnes peu habitées ; il touche aux fruits secs qu'on y laisse. Son naturel est doux. En hiver il tombe en léthargie.

 


Le lérot fréquente nos jardins, grimpe le long des murs et pénètre, comme le loir, dans les maisons isolées.

La loutre, qui marche difficilement, ne s'écarte jamais des bords des rivières et des étangs, où elle pratique plusieurs issues par lesquelles elle peut parvenir à l'eau. Ne sortant que le museau et les yeux hors de l'eau, elle guette le danger.

La musaraigne est un petit animal nocturne qui vit d'insectes terrestres et aquatiques. Elle vit dans les bois et les garennes.
La taupe creuse dans le sol des labyrinthes dont elle ne sort que la nuit. Presque aveugle, elle se nourrit d'insectes, de vers et de racines tendres.

Le hérisson (lapin de bròcs : lapin d'épines) ne sort de sa retraite que vers le soir ; il ne s'écarte guère de sa demeure et rentre dès qu'il a fait provision d'insectes, de vers et d'escargots.
Le surmulot ne craint pas de nager. On le trouve le long des ruisseaux, dans les égouts, les caves et les greniers, où il cause beaucoup de dégâts. Il est si méchant qu'il dévore le rat noir.
Le rat vulgaire, ou rat noir, habite les vieux édifices, les caves, les greniers et les hangars.
La souris est le commensal de toutes les habitations que l'homme s'est choisies ; elle vit à nos dépens et sous nos yeux ; sa multiplication est extraordinaire, et ses ravages dans les maisons parfois effrayants.