LES ARTISANS DU CUIR

les tanneurs

Les tanneurs employaient le tan de chêne ou de châtaignier et accessoirement le sumac et " Io redon ". Ils utilisaient les peaux provenant de l'élevage local mais le cheptel n'était pas encore complètement reconstitué après les ravages de l'épizootie et ils devaient en acheter à Bordeaux et à Bayonne.

 

Nos actuels chef-lieu de canton et les bourgs de quelque importance avaient pour la plupart des tanneries. Au XVllle siècle, on trouve trace de ces établissements à Auvillar, Beaumont, Larrazet, Saint-Nicolas, Mauroux, qui exportaient une partie de leur production.

selliers et bourreliers

A une époque où la voiture n'existait pas ou n'était pas d'un usage courant, on voyageait à cheval. La selle était un des harnais les plus utilisés et l'on comprend que des artisans du cuir se soient spécialisés dans sa fabrication. Ils portent le nom de sellier , " Io selhèr ". II y en avait de simples mais aussi de très belles, par la qualité du cuir utilisé, le façonnage et le décor.
Le bourrelier fabriquait les autres harnais, notamment le collier, pièce peut-être la plus délicate à confectionner pour que l'animal ne se blesse pas. Excepté dans des centres comme Beaumont, où des selliers conserveront leur spécialité, les deux professions finiront par se confondre et l'on dira tout simplement: " lo borrelhèr " (le bourrelier).

 

les cordonniers

Les cordonniers fabriquaient les chaussures ce qui explique leur nombre important dans les gros bourgs. Pendant des siècles, ils chaussèrent les nobles, les gens de guerre, le clergé, les bourgeois et les artisans et les riches paysans. Ce n'est que dans la seconde moitié du XIXe siècle que le menu peuple fera partie de leur clientèle.
Lorsque les chaussures seront fabriquées en série, le cordonnier entretiendra les chaussures excepté quelques rares clients pour qui il pourra encore en faire sur mesure.