AGRICULTURE

fenaison, moisson

 

 

 

 

 

On coupait d'abord le haut des tiges portant les épis à peu près à mi-hauteur avec la grande faucille, puis le reste avec la faux. Le premier qui commençait faisait "l'enregada" (commencer le premier andain), suivi par deux autres légèrement décalés pour ne pas se géner. Un autre trio de moissonneurs commençait à son tour. Ce pouvait aussi bien être des femmes. Deux hommes avec des faux équipées d'une espèce de râteau vertical les suivaient pour raser le chaume.
La javelle ("la gauèra") se composait généralement de six poignées, autrement dit une de chacun des six moissonneurs. On les regroupait pour former des javelles plus importantes ("un gauèrat"). On préparait des liens avec deux poignées de blé ou de seigle long tressées ensemble par le bout des épis.
Pour garantir les gerbes du mauvais temps on en faisait des tas de dix appelés "garbèrs" ou "detzenas". Si le temps le permettait elles étaient immediatement transportées sur l'aire. Lorsque le dépiquage se fit par l'intermédiaire des entreprises, au début du XXe siècle, les gerbes y étaient entreposées en grands tas ronds et bombés ("lo garbèr") ou allongés ("la garbèra") terminés en forme de toit pour les garantir de la pluie. Ce transfert du champ sur l'aire s'appellera "garbejar".

De nombreux épis échappaient à cette manutention : ce sont les glanes ("la granhas"). Sitôt la moisson, des femmes du menu peuple s'affairaient pour les ramasser ("granhar").